Trois questions aux lauréats du Prix d’Histoire économique AFHé BNP Paribas

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De gauche à droite : Manuela Martini, Pierre Maneuvrier-Hervieu, Fabien Bartolotti et Jean Lemierre, 2022 - Archives historiques BNP Paribas

Tous les deux ans, l’Association française d’Histoire économique (AFHé) et BNP Paribas récompensent les travaux de deux docteurs en histoire économique. L’édition 2021 du Prix a mis à l’honneur les thèses de Fabien Bartolotti et Paul Maneuvrier-Hervieu portant respectivement sur le Port de Marseille et la Normandie Atlantique au 18e siècle. D’où vient leur intérêt pour ces thématiques ? Que représente cette distinction pour de jeunes historiens ? Quels sont leurs projets ? Les réponses en vidéos.

BNP Paribas récompense des historiens d’avenir

Le prix d’Histoire économique AFHé BNP Paribas 2021 a été décerné par un jury présidé par Jean Lemierre, président de BNP Paribas, et Manuela Martini, présidente de l’Association française d’histoire économique à :

  • Fabien BARTOLOTTI pour sa thèse de doctorat explorant un sujet resté un angle mort de l’historiographie : Le port de Marseille face aux bouleversements économiques des années 1945-1992 : rythmes, stratégies des acteurs, enjeux environnementaux sous la direction de Xavier Daumalin, Université Aix-Marseille.
  • Paul MANEUVRIER-HERVIEU pour sa thèse de doctorat combinant Histoire économique et sociale : La Normandie dans l’économie Atlantique au 18e siècle. Production, commerce et crises sous la direction de Jean-Michel Moriceau et Michel Biard, Université Caen et Université Rouen

Rencontre avec Fabien Bartolotti et Pierre Maneuvrier-Hervieu, deux historiens d’avenir

Archives historiques BNP Paribas – Janvier 2022

Fabien Bartolotti, lauréat du Prix d’Histoire 2021 évoque la genèse de ses recherches et ses futurs projets

BNP Paribas : Quelles sont les raisons de votre intérêt pour le port de Marseille?

Fabien Bartolotti :
Au-delà d’une inclination personnelle pour tel ou tel sujet, les parcours de recherche sont parfois jalonnés de hasards. En 2016, à l’occasion du 50e anniversaire du Port autonome de Marseille, j’ai eu la chance de bénéficier de l’ouverture d’un fonds d’archives inédit. Avec ces documents, il était enfin possible de saisir, depuis l’intérieur, les transformations du premier port de France après la Seconde Guerre mondiale et d’aborder des questions qui résonnent encore fortement avec l’actualité : les mécanismes – et les réalités – de la « crise portuaire », les stratégies de relance et de reconversion, les impacts environnementaux des choix économiques, etc. Tout cela a motivé mon entrée en thèse au sein d’un laboratoire, l’UMR TELEMMe (Aix-Marseille Université/CNRS), où la culture de l’histoire maritime et portuaire est traditionnellement très importante.

BNP Paribas : Quels sont vos futurs projets ?

FB :
Une thèse soulève nécessairement de nouvelles questions qui éveillent la curiosité et appellent des prolongements. Actuellement, je poursuis mes recherches sur la sécurisation des activités et des espaces portuaires depuis le XIXe siècle, dans le cadre d’un programme pluridisciplinaire qui croise histoire, sociologie et anthropologie. Dans un autre registre, je compte approfondir l’étude des trafics coloniaux et post-coloniaux, en interrogeant de façon comparative différents critères de mesure quantitatifs. Ce projet, qui dépasse le cadre marseillais et ouvre une réflexion sur la construction des données statistiques, me tient particulièrement à cœur. J’espère pouvoir le concrétiser dans les prochaines années.

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