Un grand groupe européen – Après 2000

BNP Paribas est créée le 23 mai 2000 avec l’ambition de former un groupe bancaire d’envergure européenne capable de relever les défis de la digitalisation et d’un monde en pleine mutations.

Une bataille boursière historique

Michel Pébereau a la vision de construire une force bancaire européenne compétitive. Il s’est donc adressé successivement à plusieurs banques françaises en vue de s’allier avec elles, mais ses propositions n’ont pas convaincu les partenaires potentiels. En 1999, lorsque le projet de fusion de la Société générale et de Paribas est annoncé, il saisit l’occasion pour lancer une offre publique d’achat audacieuse, une première en France, qui prend la Bourse de Paris par surprise. Dans le cadre de ce qu’il appelle le “projet SBP”, la BNP lance simultanément des offres non sollicitées sur la Société générale et Paribas sur la base d’offres d’échange d’actions. Après une bataille de six mois, la BNP a pris le contrôle de Paribas. Cependant, la Banque de France refuse d’autoriser la BNP à prendre une participation majoritaire dans la Société générale.

Affiche de la BNP faisant la promotion de la double offre publique d’achat Société générale et Paribas, 1999 – Archives historiques BNP Paribas

BNP Paribas : une fusion réussie

La période qui suit l’offensive de la BNP voit la formation progressive d’un leader dans la sphère bancaire européenne. L’intégration harmonieuse et équilibrée du personnel des deux banques constitutives assure une gestion cohérente, et les meilleurs systèmes et services de chaque banque sont conservés. La création de la marque BNP Paribas, capitalisant sur les deux traditions, avec un nouveau logo, la courbe d’envol, et une nouvelle signature de marque – “La banque d’un monde qui change” – a créé un profil international fort. La gouvernance a évolué jusqu’à la séparation des postes de Président et de Directeur Général en 2003, avec une stabilité remarquable.

Nouvelle marque BNP Paribas , 2000 - Archives historiques BNP Paribas
Nouvelle marque BNP Paribas : la courbe d’envol et la signature “La banque d’un monde qui change”
, 2000 – Archives historiques BNP Paribas

Une stratégie d’acquisition prudente

La direction de la banque se méfie des nouvelles acquisitions à tout prix et attend patiemment de trouver les bons partenaires et de développer un modèle économique équilibré. Plusieurs rachats, notamment sous l’égide de Baudouin-Prot après sa nomination comme administrateur délégué en 2003, marquent un changement de taille du Groupe. Les dernières opérations ont été menées par une nouvelle équipe à la tête : Jean-Laurent Bonnafé a été nommé directeur général du Groupe en 2011 et Jean Lemierre, ancien président de la BERD, est devenu président en 2014.

La croissance de BNP Paribas en 7 dates clés

  • 2001, BNP Paribas acquiert la totalité du capital de sa filiale américaine Bank of the West, implantée dans l’ouest des Etats-Unis et à Hawaï.
  • 2002, Consors est absorbé par Cortal, apportant une expertise financière spécialisée supplémentaire.
  • 2005, Türk Ekonomi Bankasi (TEB) rejoint le groupe.
  • 2006, BNP Paribas prend le contrôle de Banca Nazionale del Lavoro (BNL), la sixième banque italienne, ouvrant ainsi un deuxième marché domestique en Europe.
  • 2009, l’opération majeure qui a vu l’acquisition de Fortis Banque en Belgique et de sa filiale BGL au Luxembourg a ajouté deux marchés “domestiques” supplémentaires au Groupe.
  • 2013, BNP Paribas lance en France, en Allemagne et en Belgique Hello bank !, une banque numérique entièrement digital.
  • 2014, BNP Paribas a acquis Bank BGZ en Pologne, auprès de la banque néerlandaise Rabobank ; la même année, étape majeure de son développement en Allemagne, elle a acquis le courtier numérique DAB Bank AG ; en France, elle a complété sa participation au capital de LaSer, acteur majeur du crédit à la consommation en France.
  • 2017, Nickel, la première néo-banque française, a rejoint le groupe BNP Paribas. Elle propose l’ouverture d’un compte courant en 5 minutes chez un buraliste, sans conditions de revenus et sans possibilité de découvert ni de crédit.

UN GROUPE PROFONDEMENT ENRACINE DANS UNE HISTOIRE RICHE

Au cours des années 2000, l’arbre généalogique du Groupe s’est agrandi avec l’arrivée de nouvelles entités qui ont apporté leur propre histoire. Dans l’histoire de Fortis, on peut lire toute l’histoire de l’industrialisation belge. La filiale belge du groupe BNP Paribas est née de l’Algemeene Nederlandsche Maatschappij, fondée en 1822 par un arrêté royal pour promouvoir l’industrie avant même que la Belgique ne devienne un pays. Elle est restée la banque nationale sous le nom de Société générale de Belgique après l’indépendance en 1830, et a ensuite absorbé la Compagnie générale d’épargne et de retraite (CGER), fondée en 1865.

La Banque générale du Luxembourg, créée en 1919 par la Société générale de Belgique, ajoute son propre chapitre, racontant le développement des services financiers au Grand-Duché.

La BNL, fondée à Rome en 1913, a toujours été un partenaire clé de l’économie italienne, et son expertise reconnue dans le financement de l’industrie cinématographique italienne remonte à 1935.

La Bank of the West s’est implantée dans l’Ouest américain en 1874 et la First Hawaiian Bank a commencé à offrir ses services en 1856. TEB, pionnière de la banque privée en Turquie, est la descendante d’une banque régionale créée en 1927.

BGZ, la dernière banque entrée dans le Groupe, a financé l’agro-industrie en Pologne à partir de 1919.

Confronté à de nombreux changements dans l’environnement économique mondial, le Groupe a démontré que l’intégration d’histoires et de cultures différentes au sein d’une seule entité peut être un avantage considérable pour aider à relever de manière créative les défis du financement de l’économie et de la satisfaction des besoins des clients au XXIe siècle.

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