L’intelligence artificielle au service de la mémoire des entreprises
La mémoire, qu’elle soit individuelle ou collective, constitue un patrimoine précieux pour les organisations. À l’ère du numérique, l’intelligence artificielle (IA) ouvre des perspectives inédites pour préserver, analyser et transmettre ce capital immatériel. C’est dans ce contexte que BNP Paribas a soutenu la publication du nouveau briefing de l’Institut Choiseul, « L’intelligence artificielle : remède contre l’oubli ? »
Une réflexion collective pour valoriser la mémoire comme actif stratégique
Depuis 2024, l’Institut Choiseul, l’Observatoire B2V des Mémoires et Eurogroup Consulting unissent leurs expertises au sein d’une plateforme dédiée à la mémoire des organisations. Ce projet fédérateur rassemble dirigeants, DRH, entrepreneurs, historiens, experts de la transmission des savoir-faire et acteurs territoriaux autour d’un objectif commun : démontrer que la mémoire est un actif économique à part entière, source d’innovation et de cohésion.
Pour approfondir ces questions, un cycle de rencontres a été lancé, avec une table ronde qui s’est tenue le 3 juin 2026 :

Ces échanges entre experts, chercheurs et praticiens ont permis de croiser les regards sur une question devenue centrale pour les organisations : quel rôle l’intelligence artificielle doit-elle jouer dans la préservation et la transmission de la mémoire des entreprises ?
Un « livre blanc » pour repenser la mémoire des entreprises
Préfacé par Élise Hermant, le livre blanc « L’intelligence artificielle : remède contre l’oubli ? » offre une réflexion approfondie sur un enjeu souvent sous-estimé : la mémoire des entreprises comme levier stratégique. Marie Laperdrix, Responsable Histoire, Société et Prospective chez BNP Paribas, y contribue en soulignant que cette mémoire, à la fois patrimoniale et opérationnelle, est bien plus qu’un simple héritage – elle est l’identité même d’une organisation, révélatrice de ses choix, de ses valeurs et de sa singularité.
Car l’angoisse de la perte mémorielle n’est pas nouvelle : bien avant que la question ne devienne un objet de stratégie formalisé, les dirigeants craignaient déjà de voir disparaître, avec le départ de collaboratrices et collaborateurs expérimentés, des savoirs irremplaçables.
Cette mémoire, qu’elle soit matérielle (archives, bâtiments historiques, objets, musées d’entreprise), ou immatérielle (récits fondateurs, savoir-faire tacites, mémoire des crises, valeurs incarnées), reste sous-exploitée, non par manque de reconnaissance de sa valeur, mais parce que les organisations peinent à en faire un levier concret de performance et d’innovation.
Dans ce contexte, l’intelligence artificielle émerge comme un outil prometteur pour structurer, analyser et transmettre cette mémoire, évitant ainsi les pertes de compétences critiques et renforçant la résilience des organisations.

Les Archives et l’Histoire de BNP Paribas
Un engagement académique et scientifique
Au-delà de ce partenariat, BNP Paribas déploie une politique active de valorisation de son patrimoine historique, portée par son service Archives et Histoire. Celui-ci s’investit dans plusieurs instances prestigieuses pour fédérer les acteurs de la mémoire économique et promouvoir les bonnes pratiques en matière d’archivage et de recherche.
- Au niveau européen, le Groupe est membre-fondateur de l’European Association for Banking and Financial History (eabh), où Jean Lemierre, président du Groupe, siège au Board of Patrons. Depuis 2026, Marie Laperdrix est vice-présidente de son Conseil académique en charge des sujets relatifs à la préservation du patrimoine bancaire et de ses archives. Cette association européenne est une vraie plateforme d’échanges sur les pratiques archivistiques et patrimoniales communes des banques à travers le monde, les travaux historiques sur la finance et sur l’évolution des systèmes économiques et bancaires.
- En France, Marie Laperdrix, chercheuse associée au Centre Jean Mabillon de l’Ecole nationale des Chartes (Université PSL), un laboratoire dédié à l’histoire des institutions et des pratiques documentaires, , est la présidente du comité scientifique du prochain Forum national des archivistes français qui se tiendra à Douai en 2028.
- Enfin, Marion Lacoume, responsable du pôle Archives et Histoire du Groupe, représente BNP Paribas au sein de la section des archivistes d’entreprises de l’Association des archivistes français, contribuant ainsi à la professionnalisation du métier et à la diffusion des standards archivistiques.
Ces engagements illustrent la volonté de BNP Paribas de cultiver un dialogue constant entre passé et présent, pour éclairer les défis de demain. En combinant rigueur historique, innovation technologique et ouverture académique, le Groupe participe activement à la construction d’une mémoire économique durable et partagée.