BNP Paribas et le 7e art célèbrent l’héritage de la Résistance
En 2026, le destin du Général de Gaulle s’incarne à l’écran avec La Bataille de Gaulle, un diptyque soutenu par BNP Paribas. Mais cette page d’Histoire ne se limite pas au grand spectacle : les archives de la Banque en révèlent des pans méconnus, des banquiers londoniens résistant sous les bombardements aux missions secrètes de Jacques Allier, acteur clé de la première bataille de l’eau lourde.
Une fresque historique à la mémoire du Général de Gaulle
Après « Le Chant du Loup », le réalisateur Antonin Baudry signe l’un des projets cinématographiques les plus ambitieux de l’année. Adapté de l’œuvre de l’historien Julian Jackson et porté par un casting 5 étoiles (Simon Abkarian, Benoit Magimel, Mathieu Kassovitz, Niels Schneider), ce diptyque (« La Bataille de Gaulle : L’âge de fer » et « La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom ») dont la réalisation a nécessité six ans de travail, retrace le destin du célèbre Général et plonge le spectateur au cœur de la Résistance, dans le chaos de 1940.
Partenaire principal du film, BNP Paribas a participé à son financement via son Centre d’Affaires Image & Médias.
Les archives de la Banque, témoin de cette époque
Pour le département Histoire, Société et Prospectives de BNP Paribas, dont l’un des enjeux est la préservation et la valorisation du patrimoine, la sortie du film est l’occasion de dévoiler certains de ses fonds puisque cette période de l’histoire a également affecté les institutions bancaires et leurs employés.
D’abord, celui de l’agence de Londres du Comptoir national d’Escompte de Paris (CNEP), banque ancêtre de la BNP, et donc de BNP Paribas. Parmi ces archives, se trouvent des traces de la vie quotidienne des banquiers, qui continuent à accompagner leurs clients et le gouvernement britannique, de l’autre côté de la Manche, dans le camp de ce qui allait devenir le camp des « Alliés », tandis que les relations avec le siège basé à Châtel-Guyon, près de Vichy, sont rompues.
De manière exceptionnelle sont conservées les instructions du département des ressources humaines passées à l’agence entre 1913 et 1959. Le registre pour les années 1939-45 est composé d’arrêtés suspendant les congés, d’instructions renforcées édictées par la Royal Airforce (RAF), notamment pendant les raids aériens sur la ville de Londres et les plans de continuité d’activité, afin de maintenir l’agence ouverte. Les agences en territoire allié serviront pendant toute la guerre pour faire transiter l’argent de la résistance.
Sur les territoires d’opérations, les agences bancaires sont également bombardées comme celle du Comptoir national d’Escompte à Alexandrie (Egypte) lors des affrontements entre les soldats de la Wehrmacht et les soldats britanniques.
Par ailleurs, les archives conservées sur Jacques Allier, le banquier et résistant qui a participé à l’opération « 1ère bataille de l’eau lourde ».
En février 1940, Jacques Allier (1900-1979), directeur adjoint de la direction des affaires internationales de la Banque de Paris et des Pays-Bas (Paribas), et réserviste au service des poudres du ministère de l’armement, est envoyé par Raoul Dautry (1880-1951), ministre de l’Armement, en mission secrète en Norvège.
Sa mission : négocier les 185 kg d’eau lourde produites par la Société Norsk Hydro (Société norvégienne de l’Azote) dont il est l’un des administrateurs pour le compte de Paribas. L’objectif du ministère de l’armement est simple : il faut que ce stock puisse servir aux recherches de Frédéric Joliot-Curie (1900-1958), professeur au Collège de France, qui tente de percer les secrets de la fission nucléaire. L’opération sera couronnée de succès sous l’appellation de « 1ère bataille de l’eau lourde ».
Après-guerre, fort de ses exploits, Jacques Allier sera nommé par le Général De Gaulle expert auprès de Raoul Dautry et Frédéric Joliot-Curie pour créer une nouvelle entité, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA).
Écoutez également le podcast :
BNP Paribas, mécène de la mémoire
Afin de préserver et rendre accessible une part essentielle de la mémoire nationale, BNP Paribas a également contribué à faire entrer dans les collections publiques à la BNF quelques unes des 400 pièces issues des archives personnelles du Général de Gaulle, lors d’une vente aux enchères en 2024.
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Cette démarche s’inscrit dans un contexte commémoratif plus large, porté par la Mission Libération dont BNP Paribas a été l’un des mécènes principaux entre 2024 et 2025.
Pour aller plus loin :
BNP Paribas dans les années de guerre
CLAP CINÉ : du film événement « La Bataille de Gaulle » à La Fête du Cinéma 2026 – BNP Paribas