Le CNEP déploie son réseau bancaire, façade de l’agence de Bordeaux

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En 1891, le bureau principal du Comptoir national d’escompte de Paris (CNEP) à Bordeaux s’établit dans le centre ville historique de la ville, au 10 allée de Tourny. Cette carte postale, datant des années 1900-1920, montre la devanture à vitrine typique de l’esthétique traditionnelle des boutiques du XIXe siècle. Ouverte sur une voie fréquentée, la façade de l’agence est ornée d’une enseigne noir et or précisant le nom de la société, sa raison sociale et son capital. On peut y lire la mention “société anonyme au capital de 200 millions de francs entièrement versés”. Cela véhicule l’image de notoriété et le sérieux de la société. Sur des panneaux noirs, le public retrouve la liste des opérations proposées. On note aussi la présence d’employés du bureau devant les vitrines extérieures, visant à la fois à offrir un accueil attrayant et à prévenir d’éventuelles agressions.

Le CNEP s’installe dans les villes industrielles et commerciales de France
Après sa liquidation en mars 1889, le Comptoir d’escompte de Paris renaît deux mois plus tard sous la forme d’une nouvelle société anonyme et retrouve son nom originel de Comptoir national d’escompte de Paris. Sous la prudente direction d’Alexis Rostand, le CNEP se lance dans l’édification d’un réseau national. Des agences du Comptoir essaiment dans chaque quartier des grosses villes, dans chaque bourgade, à proximité des stocks d’argent, sur les grandes places financières. Agen, Dijon, Dunkerque, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Perpignan…Le CNEP déploie ses activités à chaque fois que la situation est propice. De sorte qu’en mai 1896, il recense 16 bureaux de quartiers dans Paris et 53 agences en France. Cette expansion vise à drainer l’épargne des Français et répondre aux besoins grandissants de crédit des entreprises. Les banques ciblent les rues commerçantes, les boulevards, les carrefours nouvellement percés et les emplacements prestigieux des grandes villes, les noeuds de transports.

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