La carte à puce, l’invention française qui a révolutionné les paiements (1/2) : avant la puce

Temps de lecture : 4min Nombre de likes : 19 likes Mise à jour le : 7 Fév 2023
A smart card - Histoire BNP Paribas

A smart card - Histoire BNP Paribas

En 1974, Roland Moréno, un ingénieur français, met au point « un objet portable à mémoire » qui ouvre la voie à la carte de paiement à puce à la fin des années 1970. Plus sécurisée et porteuse de services nouveaux, cette solution est déployée dans toute la France dès 1988, puis commence à s’exporter en 1997. Zoom sur une technologie de pointe qui est devenue un standard international.

De la carte à piste magnétique à la carte à puce

L’histoire de la carte à puce remonte aux années 1950, lorsque certains inventeurs commencent à imaginer un objet portatif électronique permettant d’effectuer des transactions. Mais c’est en 1974 que le rêve devient réalité avec l’invention de Roland Moréno. En effet, depuis 1971, la Carte Bleue (la carte de paiement des grandes banques françaises) est dotée d’une piste magnétique permettant l’utilisation d’un code confidentiel et évitant aux commerçants de devoir transmettre aux banques les bordereaux d’opérations. Un véritable gain de temps lors des transactions.

Carte Visa Premier à piste magnétique, vers 1985 – Archives historiques BNP Paribas
Carte Visa Premier à piste magnétique, vers 1985 – Archives historiques BNP Paribas

Et cette évolution technologique coïncide alors avec l’ouverture des premiers distributeurs automatiques de billets (ATM), pour lesquels la carte à piste magnétique a d’abord été conçue, avant de s’appliquer aux terminaux des commerçants. Si les Cartes Bleues sont progressivement équipées de la piste magnétique, ce n’est qu’en 1979 que la piste magnétique devient un standard mondial.

Guichet automatique de banque de la BNP en 1986, Avenue des Champs Elysées – Archives historiques BNP Paribas
Guichet automatique de banque de la BNP en 1986, Avenue des Champs Elysées – Archives historiques BNP Paribas

A cette époque, débutent aussi  les premières expériences de paiement électronique. Introduite dans le terminal du commerçant, la carte à piste magnétique permet d’interroger en temps réel les ordinateurs de la banque sur l’autorisation de dépense accordée à l’acheteur.

Le système réduit considérablement les risques de fraude ou d’usages abusifs mais s’avère très couteux et lent en raison de l’infrastructure des télécommunications françaises.  Dans ce contexte, la carte à mémoire s’impose comme une solution alternative au paiement online. En effet, la possibilité de stocker des données dans la puce rend inutile la liaison permanente avec la banque. Une nouvelle révolution technologique est en marche et un marché prometteur se profile.



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