Le carnet de bord de Colette : une aventure professionnelle à la Banque

Mise à jour le : 11 Fév 2026
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©Céline Pernot-Burlet

Colette B. est entrée à la Banque en 1955, à l’âge de 21 ans et y a réalisé toute sa carrière professionnelle. L’histoire de son parcours, rythmé par les transformations des banques ancêtres du Groupe et des métiers, a été consignée dans un carnet qu’elle a confié aux archives historiques de BNP Paribas. Dans ce récit de vie « augmenté », vous pourrez entendre sa voix, lire certaines de ses anecdotes, et découvrir de nombreuses informations contextuelles sous forme d’articles.
Plongez dans le récit de sa vie !

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© Céline Pernot-Burlet

1955-1966 : Mes premiers pas à la banque

«En juin 1955, je rejoins le Comptoir national d’escompte de Paris (C.N.E.P.) après avoir réussi mon concours. Mon chef de division m’informe que je serai affectée à l’agence Victor Hugo, à Paris. Je commence donc au guichet, où l’on débute traditionnellement, et où la tenue des comptes se fait encore sur des petits cartons. C’est un travail laborieux, mais je l’apprécie néanmoins.

Un jour, la Direction Générale décide de moderniser la tenue des comptes à l’aide de grosses machines mécaniques. Notre agence est choisie pour tester ce nouveau matériel, et je suis désignée pour le mettre en œuvre.

Je suis envoyée à l’agence centrale, rue Bergère à Paris, pour y recevoir une formation spécifique. Quel avancement !

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Et puis bon tout le monde en plus, tous les employés étaient un petit peu inquiets, parce que je venais quand même un petit peu bouleverser leurs façons de travailler, surtout pour la tenue des comptes des clients. Et donc tout le monde était un petit peu inquiet, en se disant : « comment ça va se passer ? ». Alors il a fallu amadouer tout le monde – je réussis assez bien en principe – donc finalement on a installé ces machines, et tout s’est bien passé. Ce qui était compliqué c’était le transfert des comptes des clients de ces fameux petits cartons tenus à la main sur les machines. Alors il fallait introduire des grandes feuilles, et puis enregistrer le numéro de compte et le solde du client, voilà. Donc il y avait une grande fiche par client, enfin c’était assez fastidieux. Donc j’ai fait ça et le directeur m’a mis au défi puisque quand il a fallu enregistrer les comptes des entreprises, il a exigé que je prenne la machine, il s’est installé à côté de moi et … c’est lui qui a appelé tous les numéros de compte et tous les soldes. Bon moi en plus je voyais l’heure qui tournait, comme on était le 31 décembre, et que j’avais rendez-vous pour fêter le réveillon, je dois dire que j’ai été à toute vitesse. Bon, j’ai eu de la chance, je n’ai pas fait une seule erreur. Donc c’était bien, et ça l’a un petit peu, le directeur a été un petit peu étonné quand même. Et bon à partir de là il m’a fait confiance. Enfin il a fallu quand même que je fasse mes preuves hein (rires), enfin bon c’était comme ça…

L’expérience est un succès, et l’installation de ces machines est étendue à toutes les agences de Paris et de la proche banlieue. Je suis choisie pour devenir monitrice de mécanographie sur ces machines.

Même si je me plais dans mon agence, je n’ai d’autre choix que de la quitter. C’est donc une nouvelle étape qui commence.

Je reçois le soutien de mon chef de service, qui est partisan du modernisme. Il me met à l’aise et me dit qu’il est à ma disposition pour tout ce dont j’ai besoin.

Cependant, en tant que jeune femme qui se déplace dans les agences, je ne passe pas inaperçue…

Lors de ma troisième installation, dans une agence de la rue du Commerce à Paris, le directeur me laisse attendre quelques minutes sur le seuil de son bureau et me dévisage de la tête aux pieds. C’est le prix à payer pour être une femme dans ce monde… »

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© Céline Pernot-Burlet

Ma quatrième installation se situe au Bourget, dans une petite agence d’environ 15 personnes, au nord de Paris.

C’est dans cette agence que j’ai eu l’occasion de porter un revolver, pendant que j’allais distribuer l’argent des salaires dans les usines du coin.

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Dans toutes les agences il y avait des revolvers… Le chef de service avait un revolver dans son tiroir. Bon la nuit, il était au coffre mais la journée, tous les matins, on sortait le revolver et on le mettait dans le tiroir du chef de service. On s’en servait jamais (rires), mais finalement il y a eu tellement d’accidents avec les revolvers qu’un jour ils ont supprimé les revolvers, y’en a même qui se sont suicidés avec les revolvers, donc ils ont fini par supprimer les revolvers… Bon enfin ce jour-là, je me demande bien, si il était arrivé quelque chose, je sais pas ce que j’aurais fait avec mon revolver très honnêtement ! (rires) 


1966-1968 : Les bouleversements


«Un soir de juin 1966, je dîne chez mes parents quand j’entends à la radio que le CNEP (ma banque) allait fusionner avec la BNCI. Coup de tonnerre ! Personne n’en avait jamais entendu parler ; le secret avait été bien gardé… Qu’allait-il nous arriver à présent ?

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Au début ça n’a pas changé, les premiers temps ça n’a pas changé grand-chose, on a continué à faire notre travail comme d’habitude. Mais bon un soir sont arrivés deux personnes de la direction de la BNCI, et qui sont arrivés dans le bureau et qui ont eu des propos fort désagréables pour mon patron en lui disant qu’il était nul, que de toute façon il ne savait pas travailler, que tout ce qu’il avait fait c’était vraiment rien. Et moi ils m’ont demandé de liquider le service parce qu’il n’avait plus lieu d’être. Bon ça, j’avoue que c’est quelque chose qui m’a marquée beaucoup, parce que c’était tellement violent sur le plan de la parole, c’était tellement violent que vraiment ça m’avait rendue complètement malade. Pour vous dire à tel point que cette fusion nous a marqués, c’est que dans les mois et même les années qui ont suivies, quand nous étions du CNEP, nous ne le disions pas ! Parce que on nous prenait pour des moins que rien. Si quand on se retrouvait dans un service où il y avait des gens ex-BNCI et ex-CNEP, les gens du CNEP ne le disaient pas qu’ils venaient du CNEP parce que on nous disait : bah vous n’êtes bons à rien… Vous dire que ça a été une période vraiment pénible, très pénible. Et ça a duré pendant des années, on n’osait pas dire : « On vient du CNEP », on n’osait pas le dire, tellement c’était violent dans les réponses. On avait, ils avaient dû, à la BNCI, dire « de toute façon, les gens du CNEP ne valent rien, ne savent pas travailler » tout ça, donc on était étiquetés 

Abasourdie par la nouvelle, je ne pus fermer l’œil de la nuit. Qu’est-ce qui nous tombait sur la tête ?

Plutôt qu’une fusion, il s’agissait d’une absorption de la part de la BNCI, qui était bien plus importante en effectif et voulait imposer sa manière de travailler. Ils sont arrivés en conquérants, nous considérant comme incompétents. J’ai donc liquidé le service et fait démonter tout le mobilier, condamné à la casse, car rien ne devait subsister du CNEP. C’est ainsi que la BNP est née. » (Les opinions et sentiments exprimés reflètent l’expérience et le ressenti personnel de Colette à l’époque des faits.)


« Une page de ma vie se tourne. Que vais-je devenir ? »

— Colette

Après la liquidation de ma banque, je me présente à l’interlocuteur qui m’a été désigné. Il me reçoit plutôt aimablement, et m’informe que je dois suivre un stage d’un an dans tous les services de la BNCI, pour apprendre leurs méthodes de travail. Puis j’aurai mon affectation.

D’ailleurs, dans les agences CNEP, toutes les machines que nous avions installées ont été remplacées par celles de la BNCI. On a donc dû transférer les comptes des clients d’une machine à l’autre. On appelait ça la « bascule », et cela ne pouvait se faire qu’en-dehors des heures d’ouverture de la banque, donc les week-ends. Des heures supp’, mais très bien payées ! 

Le temps passe, et nous voilà en mai 1968… Cela ne vous rappelle rien ?

En plein milieu des émeutes, une équipe de trois personnes de mon agence décide de partir en urgence avec la 4CV à la Banque de France, située au centre de Paris, pour récupérer de l’argent. Mais ils ne sont pas les seuls à avoir eu cette idée. Toutes les banques sont là et attendent ! Il est impossible de rentrer dans la banque – les piquets de grève sont là et font barrage. Aucun fourgon de la Banque de France ne peut sortir !

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Je suis partie en stage et pendant le stage, je me suis trouvée au moment des événements de 1968, en plein milieu, au cœur des événements parce que j’étais en stage boulevard Saint Germain, donc pas très loin de la Sorbonne et là c’était un petit peu particulier… Il y avait donc des manifestations en permanence, des manifestations d’étudiants, qui nous lançaient des bombes lacrymogènes à qui mieux-mieux, et puis on recevait des pavés dans la boutique, enfin c’était une période aussi un petit peu spéciale. Une anecdote (rires), les étudiants collaient des affiches sur les vitrines et la femme de ménage, très consciencieuse, elle a failli se faire lyncher parce qu’elle essayait d’enlever les affiches (rires), enfin bon ça c’est un petit truc à part… Et puis est arrivé le jour où on a entendu à la radio que les banques n’avaient plus d’argent. Alors là c’était le summum. Donc on est arrivés le matin et on s’est dit : « bon il faut qu’on prenne nos dispositions parce que là ça va devenir plus compliqué ». Effectivement, quand on est arrivés il y avait déjà une file d’attente devant la porte de clients pour venir récupérer leur argent, parce qu’ils voulaient pour la plupart ils voulaient récupérer l’ensemble de l’argent qu’il y avait sur leur compte, bien évidemment.

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Enfin, sur les coups de 16h, un fourgon rempli d’argent arrive à sortir et distribue à toute vitesse un sac d’argent à chaque banque, sans aucune vérification. C’est inimaginable, c’est bien la première fois que des sacs de jute, remplis d’argent, sans en connaître le montant, sont distribués sans contrôle. Sans ça, ça aurait pu être une Révolution ! »


1968-1980 : il faut se battre pour être reconnue


Je termine mon stage au début de l’année 1969, à 33 ans et suis affectée au « Secrétariat Engagement » de l’agence Champs-Élysées.

Les employés de cette agence appartiennent forcément à l’élite de la banque ! Je monte d’ailleurs bientôt jusqu’à la Direction Générale, sur le Boulevard des Italiens, au service « Organisation ». C’est à ce moment que je passe « cadre ».

Mais après quatre ans dans cette agence, je m’ennuie. Je n’ai pas 40 ans, et ma carrière est encore devant moi. Mon ambition ? Devenir Chef de Groupe Administratif (CGA) : un poste à responsabilités, qui implique la gestion du personnel et de tout ce qui est administratif.

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J’avais décidé donc de retourner en agence et de pouvoir accéder à ce poste de CGA. Alors bien-sûr, mon supérieur m’a dit : « Écoutez, non, c’est pas possible que vous soyez CGA, c’est bien trop compliqué, c’est bien trop dur pour une femme, c’est pas possible. C’est plutôt un travail, une fonction pour les hommes et vous n’y arriverez jamais ». Alors j’ai dit : « écoutez on verra bien ». 

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Ça ne va pas être facile… Il faut dire qu’à cette époque, sur environ 55 postes à Paris, il n’y a que deux femmes, célibataires et sans enfants (car oui, à la BNP, si une femme veut réussir sa carrière professionnelle, elle ne doit pas avoir de contraintes familiales qui puissent nuire à son activité) … Mais devant mon obstination, tout le monde cède !

Donc, après quelques semaines de stage, j’obtiens mon premier poste d’adjointe à l’agence Gobelins, Place d’Italie. J’y retrouve comme CGA un ancien chef que j’avais connu au Boulevard Voltaire. Nous sommes heureux de nous retrouver !

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Au niveau de Paris c’était une grande famille. Et c’est vrai qu’on se retrouvait assez souvent, enfin moi je sais qu’à chaque fois que je changeais de groupe, bon je retrouvais des gens que j’avais connus plus tôt. Donc, bon je ne sais pas si maintenant c’est toujours le cas parce que la BNP a été beaucoup modifiée depuis que je suis partie, les structures ne sont plus du tout les mêmes, puisque déjà il n’y a plus d’argent, il n’y a plus de guichetiers, il n’y a plus que des conseillers dans les groupes, c’est essentiellement des conseillers. Donc les structures sont complètement modifiées donc maintenant c’est différent. Mais à cette époque-là c’était quand même une assez grande famille. Il y avait une certaine sympathie entre les gens, il y avait des ambiances qui étaient vraiment très agréables, très très agréables. Il fallait aussi quand même aussi un petit peu les provoquer, surtout quand on arrivait à un niveau au niveau de l’état-major d’un groupe, bon il fallait aussi quand même provoquer cette ambiance parce que si par exemple il y avait un CGA désagréable ou les ambiances qui n’étaient pas toujours très bonnes, donc il fallait savoir les mettre en place ces ambiances. 

C’est un groupe important. Je suis tout à fait satisfaite de mon activité et j’apprends beaucoup de choses avec le premier adjoint. Même si je suis une femme, je suis bien acceptée par tout le personnel, y compris par celui des agences rattachées.

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Puis, vers la mi-décembre 1977, je suis mutée à l’agence Kleber.

Je me présente au Directeur : il me reçoit pendant à peu près 40 secondes, car il est très, très, très occupé. Plus misogyne que lui, ça ne doit pas exister !

Par exemple, tous les matins, le comité de Direction se tient dans le bureau du patron. En principe, je devrais pouvoir y participer. Mais mes collègues hommes y sont conviés, et pas moi (je ne suis qu’une femme après tout !).

Sur un tout autre sujet, pendant mon séjour, nous avons eu un hold-up assez traumatisant, à une agence rattachée.

Dans ma carrière de CGA, j’ai dû faire face à cinq hold-up, et je n’ai même pas compté le nombre d’alertes à la bombe… Quand ça se passait dans mon agence, je fermais aussitôt la banque, puis il fallait s’occuper des guichetiers, en état de choc. On les envoyait chez le docteur faire des déclarations d’accident, mais la sécurité sociale n’en tenait aucun compte : pour elle, un hold-up, ce n’était pas un accident du travail !

 Écoutez les bons conseils de Colette en cas de hold-up !

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Bien sûr, moi j’ai jamais eu le revolver sur la tempe, mais ce que je disais toujours à mes guichetiers : « surtout vous ne faites pas de zèle, et si vous avez un hold-up, vous donnez la caisse sans… sans discuter, sans rien, parce qu’on sait jamais, si jamais vous essayez de ne pas donner votre argent, vous risquez d’avoir peut-être un coup de revolver et je voulais surtout pas avoir quelqu’un qui soit blessé ou voire pire hein, on sait jamais !

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Puis, après deux ans passés dans ce groupe, mon supérieur me propose pour être chef de groupe, et quelques jours plus tard un Directeur d’agence me recrute. Ce Directeur, c’est un de mes anciens collègues à Kleber avec qui je m’entendais très bien. Je suis ravie !

Donc, en janvier 1980, j’ai (enfin) mon premier poste de CGA, et je suis promue « Sous-Directeur ». Youpi, j’ai réussi ! Je reçois un appel téléphonique de mon ancien supérieur à la Direction Générale qui me félicite. Il me dit que j’ai eu raison d’insister.


1980-1988 : un monde d’hommes


Lors des séminaires organisés par la Direction Générale pour notre fonction, je suis pratiquement toujours la seule femme…

Colette raconte combien il est difficile de faire carrière à la BNP quand on est une femme

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À cette époque-là, on ne favorisait pas particulièrement les carrières féminines. Il fallait que les femmes qui voulaient faire carrière se débrouillent par elles-mêmes et s’imposent. Voilà, mais sinon on ne favorisait pas, non non… Il y avait peu de femmes qui réussissaient vraiment à avoir des postes importants. C’était quand même assez rare. Parce qu’en direction de groupe, bon ben là c’est pareil, y avait une cinquantaine de groupes à cette époque-là, il n’y avait aucune femme qui était directrice, aucune femme. Et quand je suis partie du groupe Boulevard Saint-Michel – le Directeur a changé en même temps que moi – je suis partie, et c’est une femme qui est venue. Et c’était la première femme qui était directeur de groupe. Donc ça commençait quand même à évoluer, mais on était en 1988, quand je suis partie.

Je débute ma carrière de CGA dans le quartier des antiquaires, près de l’Assemblée nationale. Et ça commence fort ! Un matin, à peine arrivée à mon bureau, je reçois un appel téléphonique du grand patron de la sécurité de la BNP. Il m’informe que nous avons été cambriolés. Nous sommes à quelques semaines de l’élection présidentielle de 1981, et je soupçonne qu’on ait essayé de récupérer des documents compromettants dans le coffre d’un député.

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Quelques temps plus tard, je dois faire face au plus gros détournement d’argent de ma carrière. Le guichetier avait détourné 12 000 francs, ce qui était beaucoup à cette époque. Après avoir découvert cette malversation, il faut le faire avouer. J’ai mis une semaine pour y parvenir, il était coriace…

Pendant mon passage dans ce groupe, je dois aussi gérer la plus grosse transaction d’argent de ma carrière. 2 000 000 de nouveaux francs à remettre en billets de 500 francs à un ressortissant britannique, qui voulait acheter un tableau de maître chez un antiquaire. Ça a été 48 heures d’angoisse ! En cas d’arnaque, je pouvais dire « adieu » à ma carrière…

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Après deux ans et demi passés dans ce groupe, je suis affectée à Asnières. Pendant ces années, j’ai eu un décès dans mon agence à cause du sida…

Colette revient sur le décès d’un de ses collègues

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Un garçon qui était guichetier dans une de mes agences, et donc bon il a fini par attraper le sida, et à cette époque c’était pas simple parce que c’était donc en 1987 autant que je me souvienne, et c’était le tout début, c’était le tout début du SIDA, on savait pas trop en quoi ça consistait. Alors bon, ses collègues voulaient plus lui serrer la main, voulaient plus enfin ils essayaient de l’éloigner le plus possible parce que… et moi j’avais la directrice de cette agence qui m’avait téléphoné et qui m’avait dit : « il faut faire quelque chose parce que bon on commence à avoir des soucis ». Alors … bon j’étais intervenue auprès du service médical (grosse toux) de la BNP pour leur demander conseil et donc il m’avait dit : « écoutez, qu’ils aillent se faire dépister » alors il y en a 2 ou 3 qui sont allés se faire dépister – bon c’était négatif, et puis finalement il est tombé tellement malade qu’il n’est plus venu travailler, et bon et il est mort quelques temps après

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À suivre…



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