Les multiples professions de François Albert-Buisson

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À la fois entrepreneur, industriel, homme politique, banquier, écrivain, François Albert-Buisson attire l’attention par la variété de ses responsabilités professionnelles.

Un pharmacien entrepreneur…

Fils d’un artisan sabotier d’Issoire, François-Albert Buisson, dit François Albert-Buisson, tient d’abord une pharmacie au Mans. Puis il crée à Paris son propre laboratoire pharmaceutique – secteur particulièrement innovant à l’époque – et reprend des études de droit. Pendant la Grande Guerre, il est pharmacien du service de Santé : il crée une usine de récupération de graisses et fait des expériences sur les gaz asphyxiants. Pendant l’entre-deux-guerres, il poursuit le développement de son entreprise dont la filiale Théraplix devient un  laboratoire d’importance nationale.

…qui réussit dans le monde de la finance…

Un passage remarqué au cabinet du ministre des Finances Etienne Clémentel – auvergnat lui aussi – lui ouvre les portes du monde de la finance. Il doit d’abord redresser la Banque nationale française pour le commerce extérieur (BNFCE) qu’il préside de 1925 à 1931. En 1932, la Banque nationale de crédit (BNC) fait faillite, et la Banque nationale pour le commerce et l’industrie (BNCI) en reprend les actifs sains. C’est à Albert-Buisson, alors président du Tribunal de commerce de Paris, que revient la charge de présider le Conseil d’administration. Avec Alfred Pose, son directeur général, il donne à la BNCI une impulsion qui en fera une des banques les plus dynamiques et les plus innovantes de l’époque.

Lorsqu’il quitte la BNCI en 1935, Albert-Buisson devient président de Rhône-Poulenc, et est introduit au conseil d’administration de nombreuses sociétés : Chemins de fer du nord, Paribas, Gaz de Paris, Crédit national, Citroën, Norvégienne de l’azote, Banque d’Etat du Maroc…

…et a une carrière politique et littéraire.

Parallèlement, il mène une carrière politique à la mairie d’Issoire, au conseil général du Puy-de-Dôme, au Sénat. Élu à l’Académie des Sciences morales et politiques (1936), chancelier de l’Institut de France (1953), il est élu à l’Académie française en 1955, après une campagne de presse agitée, François Mauriac voyant en lui le candidat de « l’argent » et un auteur de qualité insuffisante.

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