Des jupes plissées aux courts mondiaux : l’odyssée du tennis féminin
En 1952, une femme en jupe plissée tenant une raquette faisait encore figure d’audacieuse. Aujourd’hui, les championnes de tennis sont des icônes mondiales. Retour sur un sport qui a changé la donne… et sur ceux qui l’ont soutenu. De la BNCI à BNP Paribas : soutien au tennis féminin !
Quand le tennis féminin fait son entrée sur les courts
Le tennis féminin est présent dès les premières éditions des Jeux olympiques, en 1900 à Paris ou à 1908 à Londres. La première véritable vedette du tennis féminin est Suzanne Lenglen. Au cours de sa carrière professionnelle de 1913 à 1927, elle a remporté 241 tournois, 8 titres de Grand Chelem et 3 médailles olympiques. Elle est alors considérée comme une « Diva », et surnommée la « diva » ou la « divine ». Elle est aussi la première à porter des jupes courtes plissées, et à découvrir bras et chevilles.

La « Divine », avec ses jupes raccourcies, ses victoires éclatantes et son refus des corsets, avait fait scandale dans les années 1920.
(Première page de couverture du magazine Le Miroir avec Suzanne Lenglen, 8 juillet 1920 – Original public domain image from Wikimedia Commons)
En 1952, alors que la BNCI encourage la pratique du sport auprès des femmes à travers ses publicités de matériel « pour dames », c’est un peu de cette audace que la banque semble vouloir capter.
Page publicitaire du magazine interne de la BNCI de novembre 1952
Archives historiques de BNP Paribas FRAHBNPP_PER4_067

La publicité s’adresse aux collaboratrices de la banque : et si, elles aussi, pouvaient troquer leur tailleur pour une raquette le week-end ? Un message subtilement progressiste pour l’époque, qui est le reflet de changements sociétaux à venir. Une façon de dire : le tennis féminin n’est plus une exception, mais une évidence.
Dans les années 1960, les femmes montent au filet

Dix ans plus tard, en 1960, la photo des cours d’Henri Cochet à Louveciennes confirme cette évolution : hommes et femmes s’entraînent côte à côte, sous l’œil bienveillant d’un champion.
Ces femmes sont les héritières de Suzanne Lenglen. Elles jouent, s’entraînent, et osent peut-être même rêver de compétitions. Preuve que le tennis féminin gagne en légitimité et que la Banque encourage cette évolution.
Les années 1960-1970 sont une période de transition décisive au cours de laquelle la place des femmes évolue à tous les niveaux : les femmes mariées acquièrent le droit de détenir un compte en banque en leur nom, de travailler sans le consentement de leur mari….
Pourtant, une étape manque encore : celle de la reconnaissance sportive au niveau international. Celle-ci viendra avec une autre audacieuse, outre-Atlantique : Billie Jean King.
1973 : le début d’une longue histoire entre le tennis et BNP Paribas
En 1973, l’histoire s’accélère. Alors que Billie Jean King remporte son duel mythique contre Bobby Riggs, un match-symbole pour l’égalité femmes-hommes, BNP Paribas signe son premier partenariat avec Roland-Garros. Hasard du calendrier ?
Quatre décennies plus tard, le Groupe devient le parrain de la Fed Cup (2005), puis soutient son renommage en « Coupe Billie Jean King by BNP Paribas » (2020), célébrant ainsi l’héritage d’une pionnière tout en réaffirmant son propre engagement, et ce jusqu’en 2021.
Visionnez quelques-unes des affiches de la FedCup par BNP Paribas
En 2026, BNP Paribas poursuit son engagement historique en faveur du tennis féminin, notamment à travers son partenariat avec les Internationaux de Strasbourg. Parallèlement, le Groupe soutient les jeunes joueuses prometteuses au sein de son programme BNP Paribas Jeunes Talents, présent à travers le monde.

Le saviez-vous ?
Au début du XXe siècle, les jupes plissées n’étaient pas uniquement réservées aux joueuses de tennis. Sur cette photographie issue des archives historiques de BNP Paribas, des joueuses de football de la BNCI posent en tenue de sport.