Le Comptoir national d’escompte de Mulhouse, né du textile et de la mécanique

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Archives historiques BNP Paribas

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Solidement implanté dans le nord-est de la France, le Comptoir national d’escompte de Mulhouse participe activement au développement industriel de la région.

Dans un contexte de crise économique et financière aggravée par les événements politiques et la Révolution de 1848, le gouvernement provisoire de la IIe République cherche à relancer l’économie : il institue donc des établissements locaux de crédit dans les principales villes industrielles et commerciales. C’est ainsi que naît le Comptoir national d’escompte de Mulhouse, à l’initiative d’un groupe de manufacturiers alsaciens, pour la plupart industriels du monde du textile et de la mécanique. Dès 1854, le Comptoir s’émancipe de la tutelle de l’État, et devient le Comptoir d’escompte de Mulhouse (CEM).

Action de souscription inaugurale du Comptoir national d’escompte de Mulhouse, 1848
Action de souscription inaugurale du Comptoir national d’escompte de Mulhouse, 1848

De la banque nationale…

Très dynamiques, les dirigeants du CEM s’appuient sur l’activité régionale florissante et mènent une politique d’extension active : ils rachètent des établissements dans le nord-est de la France, mais également à Lyon, Marseille, Le Havre et Paris. Cette croissance permet au CEM d’étendre son influence dans de nombreux domaines : bonneterie, minoteries, filatures, négoce des matières premières.

…à la direction régionale

Avec la défaite française de 1870 et le rattachement de l’Alsace-Moselle à l’Allemagne, le CEM est dans une situation particulière : son siège social est situé en Alsace allemande, alors qu’il draine des capitaux français. Devant la montée des tensions politiques, l’établissement est scindé en deux parties, et les guichets installés en France sont regroupés en 1913 au sein d’une filiale autonome : la Banque nationale de crédit (BNC). Un partenariat s’instaure.

Après la Première Guerre mondiale, le CEM redevient français mais, rapidement, les deux établissements deviennent concurrents. Les limites de développement régional possible étant atteintes et, à une époque où se dessinent des mouvements de concentration bancaire, le CEM et la BNC n’ont plus intérêt à rester séparés. C’est naturellement que la BNC, dont l’activité s’étend sur l’ensemble du territoire français, absorbe en mai 1930 sa maison mère pour en faire sa direction régionale pour l’Est de la France.

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